avec :
Franck GelabertLord Sullivan, Consul, Capitaine, Garde, Anglaise, Chinois, Cowboy Dominique GoubetIsn't it, Ali, Scotland Yard, Marin, Garde, Anglaise, Chinois, Cowboy Emmanuel BornePhileas Fogg Didier LesnePassepartout Coralie Coulet ou Sylvie BuilControleur, Leila, Anglaise, Annonceur, le policeman, la Reine Pascal UssonFix, Anglaise Aude Hauteserre ou Sandra GuillemardAouda, Anglaise |
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Mise en scène : Jacques Barant |
Costumes : Monique Barant | |||||||||||
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les chroniques de jean dessorty Voyage voyage
Cette chanson emblématique de Desireless des années 80 n’aurait pu que séduire le gentleman londonien Philéas Fogg, son fidèle domestique français Passepartout, la touchante Mrs Aouda et jusqu’à l’inspecteur Fix de Scotland Yard… «Le tour du monde en 80 jours» adaptation par les amis d’enfance Sébastien Azzopardi et Sacha Danino du roman de Jules Verne, éblouit de virtuosité désopilante et déjantée, comme un modèle du genre. Proposée par la Compagnie la Clémentine, venue de l’Hérault voisin, avec cette comédie menée tambour battant on tutoie les sommets. La mise en scène signée Jacques Barant d’une rare intelligence, et son décor unique, mais si astucieux, -tout à tour cabine de train ou de bateau mais aussi pub so british, souk de Suez, restaurant asiatique voire décor de far west américain-... baignent toutes ces aventures d’une atmosphère délicieusement surannée de cartes postales autant que de fraîcheur pétillante. Entre caricatures à peine décalées et soupçon de non sens à savourer longtemps autour d’un five o’clock tea accompagné bien sûr de scones et de marmelade… C’est juste hallucinant de rythme, de gags en tous genres, de clins d’œil à l’actualité, de sentences hilarantes, de faux proverbes qui ne le sont pas moins, qu’à chaque instant on ne peut que pouffer, s’esclaffer et rire à gorge déployée… Les comédiens aux très nombreux costumes adaptés à chaque circonstance, s’en donnent à cœur joie, jouant de mimiques appuyées à bon escient, d’accents à couper au couteau au besoin, de gimmicks ou de private jokes à faire se gondoler un public qui guette chaque mot, chaque expression avec gourmandise pour ne manquer aucune occasion de s’extasier de plaisir. Les musiques bien choisies, dont le «God save the Queen» à intervalles réguliers, donnent à cette version frénétique et survoltée ce surcroît d’apesanteur et comblent les spectateurs, lesquels se lovent lentement mais sûrement dans un nirvana de bonheur… du genre contagieux et limite addiction! L’astuce et la patience des personnages se jouant de situations toujours plus absurdes et délirantes emportent chacun dans ce tourbillon de folie douce. Probablement le meilleur spectacle proposé cette année au Festival de ThéatraVallon de Marcillac. Un cru millésimé sans aucun doute. |
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Prochaines dates :
17 janvier ? Samedi 5 avril à 21 h, Salle de spectacle de Bédarieux (34) Vendredi 11 avril , Idéethèque Les pennes mirabeau à 20 h dans le cadre du festival national de Marseille
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